La grande évasion

« Elle est simple comme une chansonnette. La Milkil, j’aime. Parce qu’elle échappe au temps. La Milkil, c’est à la fois dément comme d’aligner deux millions de pas et simple comme de dire bonjour. C’est sans préjugé, sans à priori. Sans col et sans faux-col. Loin de ce rouleau niveleur qui parfois embrigade la montagne. Un départ, une arrivée et 1000 kilomètres de néant à remplir. Pour au final, se saisir du Mont Saint-Clair qui rend nains tous les sommets de France et de Navarre. »
(G. Bertrand, magazine VO2 Run in Live, Octobre 2008)
 
Présentation
 
Née en 2008, la Mil’Kil est une course sur route, réalisé en non-stop, traversant la France du nord au sud reliant ST Malo à la bordure de la Méditerranée à Sète en passant par le Mont St Michel. Chaque équipage (coureur et accompagnateur) dispose d’un road book détaillé, d’une trace GPS, et d’une balise Solustop afin d’indiquer le positionnement des coureurs en temps réel. (40 coureurs au départ dont 7 femmes).
Il faut savoir que 7 coureurs tenteront de réaliser la traversée en solo sans assistance.
 
Le départ s’effectuera « face au Fort National (N48°39’06.8” – W002°01’15.2”), le dimanche 17 Juin 2018 à 07h00, au 4eme top de l’heure de France-Inter. » (http://​www.​la-​transegaule.​fr). 
 
L’arrivée elle : « sera jugée à Sète, au Panoramique des Pierres Blanches, sur le Mont St-Clair, en apposant le pied sur l’étoile en bronze incrustée dans le sol devant la table d’orientation qui se trouve à l’extrémité de l’allée Pierre Barthas (N43°24’13.3” – E003°40’07.4”) » (http://​www.​la-​transegaule.​fr). Les coureurs auront jusqu’au vendredi 29 Juin à 07h00 pour franchir la ligne d’arrivée.
Selon le planificateur de parcours Openrunner, la distance exacte est de 1003.109 kilomètres pour 10511 mètres de dénivelé positif et 10405 mètres de dénivelé négatif avec un point culminant à 1226 m. Du coureur ultra chevronné au coureur novice en course multi-jours, chacun doit parcourir cette traversée en moins de 12 jours*.
 
*Le record masculin est actuellement détenu par Stéphane Mathieu en 190 h 23’ 52’’ (moins de 8 jours) et le record féminin, par Nadine Weiss en 215 h 56’ 45’’ (moins de 9 jours).On est encore loin des possibilités humaines sur ces distances comme ce record détenu par la légende de l’ultra sur route, Yannis Kouros lors de sa traversée Sydney-Melbourne, soit 1011 kilomètres en 122 h 27’ 00’’ (moins de 6 jours, tout près des 5 jours soit près de 200 kilomètres par jour). Ce qui démontre les qualités extrêmes de l’être humain en course d’endurance.

Le mot de Louis FOUQUET, entraîneur du groupe Grand Fond
 
Pourquoi une traversée aussi folle au regard du monde d’aujourd’hui ?
 
Pour une ode à la course à pied.
Parce que dans toutes les civilisations, des Incas, aux Buschmens ou Raramuris, en passant par les grecs ou les indiens Navajos, l’homme a traversé des contrées à pied pour découvrir, pour apprendre, pour survivre, pour conquérir ou pour transporter son message.
Parce que l’homme est formidablement adapté à ce mode de déplacement et que ce mode reste le meilleur moyen de ne rien louper de son voyage, quel que soit l’environnement rencontré.
 
Pour une vision du monde d’aujourd’hui.
Parce que traverser le monde avec une méthode ancestrale de déplacement au milieu du monde moderne, loin des espaces naturels préservés, va nous faire plonger dans la folie de notre monde actuel, (au milieu du bitume et des voitures, et autres camions),  et nous le faire ressentir au plus profond de notre être. Ce monde que nous côtoyons tous les jours et que nous croyons «normal »
Va sans  doute nous paraitre insensé et nous en ressortirons sans doute, profondément modifié.

Pour une aventure hors du commun entre amis.
Parce qu’un projet difficile, ambitieux, hors normes, surmonté en bonne compagnie est un excellent moyen de remplir une vie et de se sentir vivant. C’est aussi le moyen de vivre et de partager des émotions intenses et uniques.
Les traversées mythiques (Trans-América, Trans-Australia, Trans-Canada, etc… comme les traversées en nature, Trans-Pyrénéa, Trans-Alpes, Trans- Appalaches, etc…) ont toujours fait rêver les coureurs voyageurs et aventuriers et quand elles sont partagées, elles prennent un sens particulier, qui va bien au-delà de la simple performance.

Pour le développement des habiletés mentales.
Parce qu’il existe une course plus longue que la plus longue des courses d’ultra, c’est celle des actions que chacun de nous cherche à mener contre la douleur. Gérer, ignorer, contrôler, cohabiter, maîtriser, éradiquer, accepter, négocier, éloigner, isoler, nier, accueillir… Qu’allons-nous faire lorsqu’elle se présentera immanquablement dans notre corps ? La performance en ultra est fortement lié au fait de résister aux douleurs et à l’envie de ralentir. A nous, à notre esprit, de faire en sorte que la signification affective de cette douleur, soit notre souffrance soit la plus insignifiante possible.
Car la douleur dans ce genre de voyage est obligatoire, mais la souffrance reste optionnelle.
C’est ce jeu mental exceptionnel et infini pour dissocier la douleur de la souffrance que nous mènerons  chaque jour, à la recherche du moment ultime ou nous atteindrons la plénitude de l’esprit, malgré un corps meurtri, comme le recherchent les moines du mont Hiei lors de leur Kayhogyo. 
(La forme d’ascèse la plus extrême du bouddhisme qui consiste à marcher et à courir pendant 1000 jours répartis sur 7 ans en suivant une progression complexe.)

Pour une expérience hors du commun.
Parce que c’est en côtoyant des situations extrêmes que le corps et l’esprit apprennent à se connaître l’un, l’autre, à mieux se comprendre et à s’adapter ensemble pour un meilleur fonctionnement, ainsi qu’une meilleure évolution et ainsi une meilleure transmission.
Tout l’ensemble de notre être,  va participer à cette aventure, de la pointe du cerveau à la pointe des orteils, dans une recherche constante d’équilibre et d’harmonie.

Une chose est sûre !
Cette expérience va nous changer, nous modifier, et  nous en reviendrons différents et je l’espère meilleurs.
Que notre chemin soit long et magnifique, qu’il nous apporte plaisirs, doutes et enseignement !
 
Louis FOUQUET

Participants PGAC à la Milkil :

    Coureurs (ses) :                                           Accompagnateurs : 
 
  Annie PARINGAUX,                                             Catherine FOUQUET,
        Louis FOUQUET,                                                Jean-Michel PARINGAUX.
   Jacques LIVENAIS.dddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddd

Le mot du président

«  SAINT-MALO.....samedi 17 juin prochain ....7h....
      
Ce sera le départ de la MIL’KIL ( 1000km en 12 jours maximum, c’est à dire un peu plus de 2 marathons par jour!!!!!)
 
Nos 3 ultrafondeurs, Annie, Louis et Jacques seront sur la ligne de départ, le dossard bien accroché jusqu’à SETE, ville d’arrivée sur le littoral méditerranéen ...soleil, ciel bleu !!!!!

Cette aventure sera , pour eux l’épilogue de plusieurs mois d’entraînement intense et rigoureux.

Ils sont prêts et ont très envie d’aller tremper leurs pieds, voire plus dans la Méditerranée.......mais.....les 1000 bornes d’abord!!!!!!
 
Il faudra les encourager ( sms, téléphone , mail.....) et on pourra les suivre , tout au long de leur parcours grâce au lien qui figure dans la pièce jointe.
 
Bonne route les amis.

Alain LE GUEVELLOU
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

PRESQU'ILE GUERANDAISE ATHLETIC CLUB

La Baule - Guérande - Herbignac
Tél. : 06.81.06.85.39
Complexe Sportif Louis Brétécher
 
Ecole d'athlé (6-10 ans) : Samedi 10h30/12h 
 
Benjamins - Minimes (11-14 ans) : Jeudi 18h30/20h & Samedi 10h30/12h 
 
Hors stade (à partir de 18 ans) : Samedi 10h30/12h 
 
Loisir (à partir de 17 ans) : Samedi 10h30/12h 
Stade Moreau-Defarges
 
Ecole d'athlé (6-10 ans) : Mercredi 15h/16h30
 
Benjamins - Minimes (11-14 ans): Mardi & Jeudi 18h30/20h 
 
Cadets - Juniors - Espoirs
(15-21 ans) : Mardi & Vendredi 18h30/20h
 
Hors stade (à partir de 18 ans) : Mardi & Jeudi 18h30/20h
 
Loisir (à partir de 17 ans) : Mardi & Jeudi 18h30/20h